L’Oracle de l’hypersensibilité
Un oracle de l’hypersensibilité pas comme les autres : entre humour, réalisme et décalage, cet outil vous surprendra probablement, mais il pourrait répondre à toutes vos attentes !
Présentation de l'éditeur :
Publié aux Éditions Leduc, L’Oracle de l’hypersensibilité est un jeu imaginé par William Réjault, auteur lui-même hypersensible, accompagné des illustrations expressives et vivantes de Thibault Milet.
Ce coffret se compose :
de nombreuses cartes au format généreux (7 cm x 12,1 cm),
d’un livret en couleur de 112 pages.
L’oracle se veut accessible et simple d’utilisation. La méthode proposée est directe :
tirer une première carte représentant une situation ou une problématique,
puis une seconde carte venant apporter une précision ou un éclairage complémentaire.
Le livret propose une introduction rapide sur l’utilisation du jeu, suivie d’interprétations détaillées pour chaque carte. L’ensemble mise sur une approche intuitive et concrète du tirage.
À travers ses illustrations et ses thématiques (scènes de vie, références culturelles, situations du quotidien), cet oracle cherche à accompagner les choix, les questionnements et les moments de doute avec une tonalité résolument moderne.
Mon avis :
Un oracle atypique, vivant… mais déroutant
Ce qui frappe immédiatement avec cet oracle, c’est qu’il ne ressemble pas à ce que l’on attend.
On est loin des univers doux, enveloppants, presque “cocon” que l’on associe souvent aux outils destinés aux personnes ultrasensibles. Ici, le ton est différent : plus direct, parfois abrupt, souvent teinté d’humour et de second degré.
Et c’est précisément ce qui fait sa singularité.
Un jeu incarné, avec une vraie personnalité
On ressent très clairement la patte de l’auteur. Il y a quelque chose de créatif, libre, un peu décalé, presque irrévérencieux parfois.
Les cartes sont vivantes, expressives, et souvent surprenantes :
un skieur lancé “tout schuss” pour illustrer la performance et l’élan,
Cléopâtre,
le César du meilleur film,
ou encore l’incendie à Notre-Dame.
Certaines images marquent, interpellent, parfois même déstabilisent.
L’exemple de la vache sacrée au milieu de la route, symbole d’un blocage évident, est parlant : l’image est simple, presque évidente, mais fonctionne immédiatement.
Un humour omniprésent
Là où cet oracle se démarque vraiment, c’est dans son ton. Il y a beaucoup d’humour, parfois grinçant, souvent subtil. On sent une volonté de ne pas se prendre trop au sérieux, de (peut-être) désacraliser le monde divinatoire.
Cela peut être rafraîchissant… mais aussi surprenant, surtout si l’on recherchait un outil plus rassurant.
Une approche parfois… un peu brutale
C’est sans doute le point le plus important à souligner. Malgré ce qui est annoncé dans la présentation, cet oracle n’est pas forcément “doux” avec l’hypersensibilité.
Certaines cartes sont très directes, voire abruptes. L’“accident de ski”, par exemple, est présenté comme la carte « la pire du jeu », indiquant clairement un mauvais choix ou une issue défavorable à la question posée.
On est ici dans une logique de franchise, presque de confrontation. Pour certaines personnes, cela peut être perçu comme stimulant, réaliste. Pour d’autres, cela peut manquer de douceur et de sécurité émotionnelle.
Un outil intéressant… mais pas pour tous
Cet oracle est, à mon sens, particulièrement adapté aux personnes qui aiment l’humour et le second degré, qui recherchent un outil différent, moins “formaté”, ou qui acceptent un miroir parfois direct.
En revanche, il peut dérouter celles et ceux qui attendent un accompagnement plus cocooning, une énergie apaisante ou un soutien émotionnel immédiat.
En résumé, L’Oracle de l’hypersensibilité est un jeu qui sort clairement des sentiers battus. Il présente une vraie originalité, de la fraicheur, beaucoup d’humour et de personnalité. Mais son ton abrupt peut décontenancer, et il décevra peut-être ceux qui étaient à la recherche d’un contenu vraiment en lien étroit et constant avec la haute sensibilité.
C’est un oracle que l’on n’utilise pas pour se rassurer… mais plutôt pour se questionner autrement.
Et finalement, c’est peut-être là sa vraie richesse : nous rappeler que l’hypersensibilité n’est pas seulement douceur et fragilité, mais aussi intensité, lucidité… et parfois un peu de piquant.
Pour commander cet oracle
Vous trouverez l’oracle L’oracle de l’hypersensibilité sur le site des Editions Leduc sur le site Amazon (lien d’affiliation)
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Citation
Les mots se nourrissent du temps qu’on passe à les lire (Maxime Allain)
Zen & Zèbre








